Requête en annulation de désistement
Principes généraux
La requête en annulation d’un désistement n’étant prévue ni à la Loi ni à la LITAT, c’est par le biais des articles 9 et 43 de la LITAT qu’un tel recours peut être soumis au Tribunal.
Voir également :
Tremblay et RTC Garage, 2017 QCTAT 1304.
Nor-Électrique et Boivin, 2018 QCTAT 5967.
Délai
La jurisprudence majoritaire considère qu’un tel recours doit être exercé dans un délai raisonnable s’apparentant au délai de contestation au Tribunal, soit 45 jours.
Voir également :
Roy Constructeur et Construction MGP inc., 2020 QCTAT 275.
Certains décideurs considèrent par ailleurs que ce recours doit être exercé dans un délai raisonnable s’apparentant au délai pour déposer une requête en révision ou révocation au Tribunal. Préalablement à l’adoption de la LITAT, cette nuance importait peu, puisqu’il s’agissait du même délai. Toutefois, depuis l’affaire Côté et Location Lou-X, ce délai a été réduit à 30 jours.
Le fardeau de la preuve
Une requête en annulation de désistement n'est pas une simple formalité qui peut être remplie sur production d'une demande du Tribunal. En effet, un désistement entraîne une conséquence juridique, soit la fermeture du dossier devant le Tribunal.
Puisqu’une telle requête affecte la sécurité juridique des parties, une partie qui souhaite obtenir l’annulation de son désistement doit démontrer que son consentement n’a pas été donné de façon libre, éclairée et volontaire.
Puisqu’une telle requête affecte la sécurité juridique des parties, une partie qui souhaite obtenir l’annulation de son désistement doit démontrer que son consentement n’a pas été donné de façon libre, éclairée et volontaire.
Une demande de réouverture d’enquête n’étant prévue ni à la Loi ni à la LITAT, c’est par le biais des articles 9 et 43 de la LITAT qu’un tel recours peut être soumis au Tribunal.
Principes généraux
Une demande de réouverture d’enquête est une procédure exceptionnelle. Elle ne doit cependant être considérée ni comme une seconde chance de convaincre le Tribunal ni comme une occasion de parfaire sa preuve.
Une demande de réouverture d’enquête doit être faite avant qu’une décision ne soit rendue par le Tribunal. Une fois la décision rendue, le recours approprié est celui visé à l’article 49 de la LITAT.
Critères permettant une réouverture d'enquête
Pour évaluer la validité d’une demande de réouverture d’enquête, le Tribunal s’inspire, par analogie, des critères applicables en matière civile devant les tribunaux judiciaires, soit :
- l'impossibilité pour cette personne, malgré sa diligence, de les connaître avant l’audience;
- la découverte de nouveaux éléments de preuve qui étaient inconnus de la personne demandant la réouverture d’enquête;
- ces nouveaux éléments de preuve peuvent avoir une influence déterminante sur l’issue du litige.
- l'impossibilité pour cette personne, malgré sa diligence, de les connaître avant l’audience;
- la découverte de nouveaux éléments de preuve qui étaient inconnus de la personne demandant la réouverture d’enquête;
- ces nouveaux éléments de preuve peuvent avoir une influence déterminante sur l’issue du litige.
Voir également :
Gagné et Produits Produits forestiers L.M.C. inc., C.L.P. 196748-01C-0212, 10 mai 2004, J.-F. Clément.
Fleury et Centre hospitalier Anna-Laberge, 2019 QCTAT 3906.
Aliments Olympus (Canada) Les et Lainé, 2019 QCTAT 4408.
Le respect des règles de justice naturelle
En droit administratif, le Tribunal est tenu de respecter et de faire respecter les règles de justice naturelle dont le droit d’être entendu, le droit de faire valoir tous ses moyens, et le droit à une défense pleine et entière. Ce sont les principes que le Tribunal doit garder à l’esprit lorsqu’il doit statuer sur une demande de réouverture d’enquête.